Des analyses possibles sans ordonnance
Depuis 2024, il est possible de demander en laboratoire d’analyse médicale le dépistage sans ordonnance de certaines infections sexuellement transmissibles (IST). Il s’agit des infections au VIH (virus du sida), au virus de l’hépatite B, au chlamydia, au gonocoque et à la syphilis.
Les virus du sida et de l’hépatite B, ainsi que la syphilis, se détectent par une analyse sanguine. Chez les femmes, le chlamydia et le gonocoque se détectent à partir d’un prélèvement vaginal qu’elles peuvent réaliser elles-mêmes à domicile, en utilisant un kit distribué dans les laboratoires.
Un questionnaire aide à savoir quels sont les dépistages justifiés.
Prise en charge à 100 % pour les moins de 26 ans
Le « ticket modérateur », c’est-à-dire la participation aux frais des assurés de moins de 26 ans, est supprimée pour le dépistage du VIH, de l’hépatite B, des chlamydia, des gonocoques et de la syphilis. Pour les autres assurés, elle est supprimée uniquement pour le VIH. Cependant, pour toutes les personnes majeures, les « participations forfaitaires » et les « franchises médicales » restent applicables.
Une publicité très ambiguë
Hier (31 août 2026) je me trouvais dans la salle d’attente de la caisse primaire d’assurance maladie de mon département. Un écran de télévision diffusait en boucle plusieurs petits films publicitaires de l’institution. Par exemple, l’un d’entre eux portait sur la carte vitale. Parmi eux, trois faisaient la promotion du dépistage des infections sexuellement transmissibles sur un ton supposé humoristique.
Ainsi, de jeunes adultes déclaraient « Je ne savais pas qu’on pouvait le faire comme ça » ou « La dernière fois, je l’ai fait dans la salle de bains » ou encore « Je l’ai fait tout seul, et c’était très bien aussi ». Dans les trois cas, suivaient les slogans « Qui dit sexe dit test » puis « Mon test IST » et le texte « En laboratoire ou chez soi, sans ordonnance, sans rendez-vous et sans avance de frais pour les moins de 26 ans ».
L’humour venait du double sens : les personnages semblaient parler de leurs relations sexuelles. Et donc le troisième clip semblait recommander le dépistage des IST après masturbation. Précisons donc que non, on ne peut pas attraper de maladie sexuellement transmissible par la masturbation manuelle…
Lire aussi
Sources :
- Arrêté du 8 juillet 2024 fixant la liste des infections sexuellement transmissibles dépistées à la demande du patient en laboratoire de biologie médicale et les modalités de ces dépistages - Journal officiel du 9 juillet 2024.
- Décret n° 2024-725 du 5 juillet 2024 relatif à la participation des assurés aux frais liés au dépistage de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine et des autres infections sexuellement transmissibles mentionnées à l'article L. 162-13-2 du code de la sécurité sociale - Journal officiel du 7 juillet 2024.
- L’assurance maladie, "Ce qui reste à votre charge"
- Chaîne YouTube de l’assurance maladie, "Mon test IST / Qui dit sexe dit test"
Crédit photo :
Image 01 : « Salle d’attente CPAM81, 31 08 2026 » Copyright Jean Doubovetzky
