Je vous avais promis des nouvelles de mon livre, voici déjà bien longtemps.
En principe, il paraitra d'ici l'été. Petit récit de ses mésaventures éditoriales...
Le livre qui n’a pas eu de chance
J'avais envoyé un récit / roman à un éditeur qui venait de l'accepter avec enthousiasme lorsque la pandémie de covid est survenue. Dès février 2020, il me téléphonait en me proposant de faire une chronique de la pandémie vécue dans mon cabinet, en l'agrémentant de ce que j'appelle ma "pensée latérale", qui consiste à accepter les digressions que suggèrent les éléments de l'actualité. Et me voilà parti pour la grande aventure. En octobre 2000, la première version était livrée presque à l'heure : à peine deux semaines de retard. Et c'est là que commença la galère. Ainsi que je l'ai compris plus tard, le directeur et le président de cette auguste maison d'édition se disputaient, portaient plainte l’un contre l’autre. L'envoi de mon manuscrit fut d'abord... tous simplement oublié pendant plusieurs mois. On retarda donc la publication. Le temps passant, on me demanda une mise à jour, puis une deuxième, puis une troisième.
En définitive, la maison d'édition mit la clé sous la porte. Mais personne ne me rendit mes droits sur le livre... Et il était déjà trop tard pour chercher un autre éditeur.
Je dus attendre encore dix huit mois, puis ayant à nouveau les droits de publication, je m’attelai à une dernière mise à jour, d’octobre 2024 à mars 2025. Je fis faire une couverture (à mon avis, elle est magnifique !).
Il me reste à mettre en page le livre, en fonction de son format, puis à l'imprimer et à le distribuer... à mes frais, naturellement.

du livre à paraître d'ici l'été (si tout va bien)
Une pensée latérale sur le covid
Ce livre n'est pas un récit d’actualité. Ni un essai politique ou polémique, un cours d’histoire, une réflexion sociologique ou un livre de vulgarisation médicale, bien qu’il soit très sérieusement documenté. Il tient plus ou moins de tout cela. On peut y suivre la première phase de l’épidémie de covid, jour après jour, observée de mon cabinet médical, de manière linéaire, comme un fil rouge. Ou blanc : un fil de blouse de soignant. En un mot, c’est une chronique au fil de laquelle j’ai essayé de m’intéresser à tous les aspects de la pandémie, et de laisser mes idées vagabonder pour en tirer le plus possible.
Car ce qui m’intéresse avant tout, c’est la pensée latérale et l’écriture transversale qui lui est liée. Au lieu de se concentrer uniquement sur le thème principal, on laisse son esprit ouvert à toutes les associations d’idées. Lorsqu’une étrangeté surgit, on s’arrête, on fait un pas de côté, on incline la tête, on se frotte la barbe, on fait tournicoter une mèche de cheveux entre ses doigts, on prend le temps de la considérer avec sympathie, et on se demande si quelque chose de nouveau pourrait en émerger, en se refusant à la rejeter d’emblée sous prétexte qu’elle est hors sujet. Il s’agit de dérailler volontairement, en se disant qu’une course lente, un peu zigzagante et folle au milieu du paysage est au moins aussi intéressante qu’un voyage rapide en ligne droite sur des rails bien assurés. Ainsi lorsque au cours du récit de l’épidémie de covid 19, on en vient à parler des masques et que surviennent les souvenirs émerveillés de masques africains, l’image de la tenue des médecins de la peste, ou des questions à propos de la facilité apparente qu’ont eu les Asiatiques à utiliser des masques de protection en public, en comparaison avec les Européens, ou encore l’étonnement face au rôle des communicants qui ont fait dire aux politiques des choses tellement étonnantes et contradictoires à ce sujet, et même une pensée à propos des premiers masques de combat de 1915, il n’est pas question de rejeter ces pistes.
Commander en pré-publication ?
Pour ceux qui seraient intéressés par une commande, sachez que l'ouvrage coûtera environ 25 euros. Et à ce prix, selon mes calculs, il faudrait que j'en vende 400 pour que les recettes couvrent les frais d'impression, sans tenir compte ni des frais de documentation (il y a plus de 1500 références, ce qui a demandé un effort sérieux - ces références seront accessibles à tous les lecteurs sur internet), ni des frais de photographie, élaboration de la couverture ou mise en page...
Pour le moment, aucune précommande n'est possible, mais je vous tiendrai informés de l'avancée de mes travaux au fur et à mesure.
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Crédits photo :
Images n°1 et n°2 : "Covid-19" par Matfhieu Mangin - tous droits réservés
